Tournure De Phrase Pour Dissertation Definition

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D'une manière générale...

Une introduction de dissertation doit toujours amener le sujet, le donner, l'interroger et indiquer les futures parties de la dissertation.

On retient donc que l'introduction se compose des 3 éléments suivants :

  • de quelques mots pour arriver au sujet et l'interroger

  • du sujet donné

  • de l'annonce du plan qui sera suivi dans la dissertation.

Combien de lignes faut-il faire ?

Etant donné que vous devez recopier le sujet et la citation – s'il y a une citation – le nombre de lignes de l'introduction varie en fonction du sujet donné. Au bac, ne faites pas une introduction de plus de douze lignes. Entre sept et dix lignes semble raisonnable pour une écriture moyenne.

Quand faire l'introduction ?

L'introduction est évidemment ce que l'examinateur lira en premier de votre copie. C'est le paragraphe qui débute votre copie. Pourtant c'est la dernière chose que vous faites sur votre brouillon !

Cela signifie que c'est APRÈS avoir analysé longuement le sujet que vous pouvez faire une introduction de dissertation. Certainement pas AVANT !

Comment faire ? Comment trouver quelques mots « pour arriver au sujet et l'interroger » ?

Nous allons vous montrer comment faire dans cette fiche à travers un exemple. Pourtant il est vrai que c'est difficile pour des lycéens, surtout pour ceux qui ne sont pas en filière littéraire. Si vous n'y arrivez pas, sachez que ce n'est pas très important. Ne perdez pas trop de temps là-dessus et laissez tomber ces détails qui ne rapportent pas beaucoup de points. Ce qui compte, c'est surtout la suite : le contenu de la dissertation !

Pour une copie de bac, les examinateurs attendent toutefois le minimum, c'est-à-dire le sujet donné et le plan de votre dissertation.

Retenez donc que pour une introduction de dissertation au lycée, on exige : le SUJET recopié + L'ANNONCE du plan de la dissertation.

Voyons un exemple pour bien comprendre...

SUJET

Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?

ANALYSE DU SUJET

Le sujet ne contient pas de citation. C'est un sujet de réflexion qui pose directement une question à propos du « recours à la fiction » et des « défauts des hommes » qu'on souhaite « dénoncer ». Il indique des exemples de « recours à la fiction » : la fable, le conte philosophique, le portrait satirique, le roman-fable. Tous ces genres littéraires sont des genres argumentatifs qui utilisent de la fiction, c'est-à-dire des histoires inventées, pour faire passer un message.

Le sujet évoque « les défauts des hommes ». Le message à faire passer à travers ces genres argumentatifs littéraires porte donc sur cela : les vices et faiblesses des humains. On pense par exemple tout de suite à La Fontaine qui utilisent des animaux dans ses fables pour se moquer des hommes curieux, stupides, prétentieux, etc.

Enfin le sujet demande si ces fables, contes et autres genres littéraires sont efficaces. C'est là-dessus que s'articulera toute la réflexion de la dissertation dans un plan dialectique. On peut en effet spontanément dire que oui, la fable dénonce efficacement les défauts des hommes. Mais on peut répondre aussi que ça ne marche pas toujours, que ce n'est pas toujours efficace ; on peut aussi préciser que parfois il est plus efficace de s'exprimer directement, par exemple dans un discours politique, plutôt qu'à travers une histoire inventée.

INTRODUCTIONS POSSIBLES

Prenons trois élèves A, B et C.

Tous trois sont arrivés au même plan de dissertation, un plan dialectique (voir sur le site la fiche Comment faire une dissertation si vous ne savez pas ce qu'est un « plan dialectique »).

Ces trois élèves font un plan très simple en 2 parties. Dans la première partie, ils vont aller dans le sens de l'affirmation du sujet. Dans la deuxième partie de la copie, ils vont montrer toutes les faiblesses de cette affirmation. En gros, ils vont dire « Oui » puis « Mais ».

L'élève Acherche des idées pour l'introduction mais se rend compte qu'il n'y arrive pas bien. Il va donc se contenter du minimum exigé pour ne pas perdre de temps sur l'ensemble de son travail. Et il a raison ! Son introduction est courte, un peu maladroite,mais ne peut pas le pénaliser. Elle est acceptable, surtout si c'est un élève d'une filière technologique.

L'élève Bréussit à expliquer le sujet de la dissertation en fonction de son cours. Il repère en effet qu'on oppose dans le sujet la fiction et la réalité. Il reconnaît alors l'opposition vue en classe entre les genres argumentatifs qui relèvent de l'argumentation indirecte, et ceux qui relèvent de l'argumentation directe.Cet élève parvient par conséquent à rédiger quelques mots pour présenter le sujet et l'interroger. Son introduction est très satisfaisante car le sujet est analysé.

L'élève Créussit lui aussi à expliquer le sujet de la dissertation en fonction de son cours. Il cherche d'emblée à donner du sens à ce sujet et réagit sur les « défauts des hommes ». Son introduction est très satisfaisante car le sujet est analysé.

PS : nous avons mis en évidence en bleu sombre et en gras la reprise du sujet. L'annonce du plan de la dissertation figure en vert. Bien entendu, vous, vous n'utilisez qu'une seule couleur pour toute votre copie (tout en bleu ou tout en noir). Pensez aussi à faire un alinéa, par exemple de trois carreaux, comme pour chaque paragraphe de votre dissertation.

DEBUT DE LA COPIE DE l'élève A

          Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?Nous verrons dans une première partie que la fiction peut effectivement dénoncer efficacement les défauts des hommes. Nous étudierons ensuite les limites de ce recours à la fiction.

DEBUT DE LA COPIE DE l'élève B

Un auteur qui souhaite dénoncer les défauts des hommes a le choix. Plusieurs genres argumentatifs sont à sa disposition. Certains relèvent de la fiction et de l'argumentation indirecte comme la fable ou le portrait satirique ; d'autres s'ancrent dans la réalité et l'argumentation directe tels que le discours ou l'essai. On peut alors s'interroger sur l'efficacité de ces différents outils. Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?Nous verrons dans une première partie que la fiction peut effectivement réussir à dénoncer les vices et faiblesses de l'espèce humaine. Dans une seconde partie, nous montrerons les limites du pouvoir de la fiction et étudierons l'efficacité des autres genres argumentatifs.

DEBUT DE LA COPIE DE l'élève C

L'Homme est loin d'être parfait et ses défauts sont nombreux : il peut être avare, prétentieux, frivole, cruel, cupide, flatteur, etc. Pourtant il aspire aussi à se corriger et est capable d'entendre les critiques. C'est ainsi que des auteurs peuvent mettre en scène les défauts humains à travers des histoires inventées. Cependant est-ce le meilleur moyen de se faire entendre ?Le recours à la fiction (fable, conte philosophique, portrait satirique, roman-fable, etc) permet-il vraiment de dénoncer efficacement les défauts des hommes ?Dans un premier temps, nous prouverons la force de la fiction, capable effectivement de dénoncer les vices et faiblesses de l'espèce humaine. Nous verrons ensuite les faiblesses de ce recours à la fiction, en particulier lorsqu'on la compare à la réalité, sur laquelle s'appuient les genres littéraires relevant de l'argumentation directe.

Autre situation :

Comme vous le savez, le sujet peut contenir une citation (voir sur le site la fiche générale Comment faire une dissertation ?).

C'est le cas par exemple dans le sujet suivant.

SUJET

"Moi, je veux me fâcher et ne veux point entendre" dit Alceste, personnage du Misanthrope de Molière (1666). Pensez-vous justement que l'expression du conflit au théâtre peut se passer de mots ? Ou bien estimez-vous que le théâtre présente aussi une dimension purement littéraire ? Vous mènerez une réflexion sur ce sujet en exploitant le corpus donné ainsi que vos lectures et expériences personnelles du théâtre.

REMARQUES IMPORTANTES

1/ Bien entendu, vous ne recopiez pas la partie "Vous mènerez une réflexion sur ce sujet en exploitant le corpus donné ainsi que vos lectures et expériences personnelles du théâtre".

Ce ne sont là que des consignes pour réaliser le devoir. Ces mots n'apportent rien à la réflexion. Ils ne doivent donc pas se trouver dans votre introduction de dissertation !

2/ Autre remarque : le "vous" qui est utilisé dans le corps du sujet est aussi à modifier. En effet, vous devez faire comme s'il n'y avait pas de devoir, comme si vous n'étiez pas en train de faire un exercice. En résumé, c'est vous qui menez entièrement la dissertation en vous abritant derrière des tournures impersonnelles.

Ainsi les questions :

Pensez-vous justement que l'expression du conflit au théâtre peut se passer de mots ? Ou bien estimez-vous que le théâtre présente aussi une dimension purement littéraire ?

deviennent :

L'expression du conflit au théâtre peut-elle se passer de mots ? Ou bien le théâtre présente-t-il aussi une dimension purement littéraire ?

3/ La citation donnée et la reformulation du sujet semblent distinctes. Si vous pensez en être capable, essayez alors d'ajouter des liens, c'est-à-dire quelques mots pour accompagner le passage de la citation aux questions.

Voici ce que ça donne : « Moi, je veux me fâcher et ne veux point entendre » dit justement Alceste dans Le Misanthrope de Molière, représenté en 1666. Il semble ainsi affirmer qu'on peut se fâcher sans faire de phrases ni les entendre. Sans doute. Mais n'est-ce pas une vision réductrice de la dimension théâtrale ? Nous nous demanderons donc si l'expression du conflit au théâtre peut réellement se passer de mots.

Bien entendu, ceci ne vous dispense pas de rédiger quelques lignes qui amènent le sujet ! Ici, contrairement à l'exemple précédent, vous n'avez pas besoin de vraiment l'interroger car les questions qui suivent la citation reformulent et interrogent ce sujet. En revanche, vous pouvez créer "un chemin" pour arriver à la citation.

Ici il s'agit d'un personnage de Molière. L'introduction portera donc non seulement sur le sujet (l'expression du conflit au théâtre) mais se rapprochera également d'une introduction de commentaire composé : en entonnoir, pour partir de considérations générales sur le théâtre au XVIIe et aboutir à la pièce du Misanthrope de Molière, de laquelle est extraite la citation.

Ainsi, l'introduction complète pourra ressembler à ceci :

           Le XVIIe siècle a marqué un tournant dans l'histoire du théâtre français. C'est en effet à cette époque que les règles du théâtre classique sont fixées, avec la règle des trois unités et les principes de vraisemblance et de bienséance. Surtout, c'est à ce siècle qu'écrivent de grands dramaturges tels que Racine, Corneille et Molière. Cet auteur, né Jean-Baptiste Poquelin, a composé de nombreuses comédies comme L'avare, Le Bourgeois gentilhomme, Tartuffe,Les Fourberies de Scapin, Le Malade imaginaire et bien d'autres encore. Souvent ces pièces mettent en scène des conflits : valets cherchant à tromper leurs maîtres, disputes amoureuses, opinions différentes entre les pères et leurs enfants à propos de leurs mariages, etc. Dans les pièces de Molière en particulier, et au théâtre de manière générale, les situations de conflit ne manquent donc pas. « Moi, je veux me fâcher et ne veux point entendre » dit justement Alceste dans Le Misanthrope de Molière, représenté en 1666. Il semble ainsi affirmer qu'on peut se fâcher sans faire de phrases ni les entendre. Sans doute. Mais n'est-ce pas une vision réductrice de la dimension théâtrale ? Nous nous demanderons donc si l'expression du conflit au théâtre peut réellement se passer de mots.Pour cela, nous verrons dans un premier temps comment on peut donner raison à Alceste et nous envisagerons le théâtre comme une scène sans paroles. Dans un deuxième temps, nous nous appliquerons à voir la dimension littéraire d'une pièce de théâtre, résultat d'un travail d'auteur. Enfin, dans une troisième partie, nous réfléchirons à la spécificité du théâtre, combinant texte et représentation.

Pour l'analyse de ce sujet et la rédaction complète de la dissertation, voir sur le site la fiche Dissertation rédigée (sur le conflit et le rôle des mots au théâtre).

VOUS SAVEZ DÉSORMAIS COMMENT FAIRE UNE INTRODUCTION POUR UNE DISSERTATION. MAINTENANT, ENTRAÎNEZ-VOUS !

Si vous avez bien suivi toutes les étapes que nous avons développées jusqu’à présent, vous savez désormais analyser le sujet, le problématiser, trouver un plan et organiser vos idées à travers ce plan. Il vous faut maintenant réussir à exposer à votre correcteur vos idées de manière claire et organisée afin de lui permettre de bien comprendre votre pensée.


En route pour la dissertation – étape 4 : bien rédiger sa dissertation

Il n’est pas inutile de rappeler que pour vous exprimer clairement, il faut que vos idées soient claires pour vous. Par conséquent, il n’est pas envisageable de commencer à rédiger tant que votre plan détaillé n’est pas complètement rempli. Pour rappel, pour chacune de vos grandes parties, vous devez disposer du tableau suivant avant de commencer la rédaction :

Titre grande partieTitre sous-partie 1Titre sous-partie 2Titre sous-partie 3
Paragraphe 1Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Paragraphe 2Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Paragraphe 3Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Idée

Argument autorité = [citation, théorie…]

Exemple

Mettre en évidence la logique de votre plan

La logique de votre plan doit paraître évidente au correcteur. Pour cela, il vous est fortement conseillé d’indiquer les grands titres de vos parties ainsi que ceux des sous-parties. Ce point fait partie des conseils de présentation et nous y reviendrons plus en détails la semaine prochaine. Au-delà de la présentation, trois éléments sont fondamentaux pour mettre en avant la logique et la rigueur de votre travail : les annonces de plan, les connecteurs logiques et les transitions.

Les annonces de plan

Il vous est conseillé au début de chaque grande partie de rédiger une ou deux phrases résumant ce que vous allez développer dans cette partie et le plan que vous allez suivre. Votre annonce de plan en introduction permet de préciser vos grandes parties, vos annonces de plan au début de chaque partie précisent vos sous-parties.

Les connecteurs logiques

Comme leur nom l’indique, ils permettent de créer des liens logiques entre les éléments. Ceux-ci doivent donc être utilisés sans limitation dans une dissertation. Au minimum, vous devez utiliser un connecteur logique au début de chaque paragraphe. Vous aurez aussi besoin de ces connecteurs pour introduire vos exemples et en appuyer leur intérêt. La difficulté est alors de disposer de suffisamment de connecteurs logiques différents pour éviter les répétitions. Le tableau suivant vous propose un certain nombre de termes :

Pour introduire Tout d’abord, Pour commencer, En introduction, Dans un premier temps, Premièrement Pour ajouter une nouvelle idée et, de plus, en outre, par ailleurs, surtout, puis, d’abord, ensuite, enfin, d’une part, d’autre part, non seulement … mais encore, voire, de surcroît, d’ailleurs, avec, en plus de, outre, quant à, ou, outre que, sans compter que …..
puis, premièrement…, ensuite, d’une part … d’autre part, non seulement … mais encore, avant tout, d’abord …
Pour comparerou, de même, ainsi, également, à la façon de, à l’image de, contrairement à, conformément à, comme, de même que, ainsi que / aussi … que, autant … que, tel … que, plus … que, plutôt … que, moins … que….. Cause car, parce que, par, grâce à, en effet, en raison de, du fait que, dans la mesure où, à cause de, faute de, puisque, sous prétexte que, d’autant plus que, comme, étant donné que, vu que, non que …
Pour illustrer, donner un exemple Ainsi, comme le montre, comme le prouve, par exemple, c’est ainsi que, comme, c’est le cas de….. Conséquence ainsi, c’est pourquoi que, en conséquence, par suite, de là, dès lors, par conséquent, aussi, de manière à, de façon à, si bien que, de sorte que, tellement que, au point … que, de manière que, de façon que, tant … que, si … que, à tel point que, trop pour que, que, assez pour que ….. Hypothèse, condition si, peut-être, probablement, sans doute, éventuellement, à condition de, avec, en cas de, pour que, suivant que, selon (+ règle de “si”), à supposer que, à moins que, à condition que, en admettant que, pour peu que, au cas où, dans l’hypothèse où, quand bien même, quand même, pourvu que…. But pour, dans le but de, afin de, pour que, afin que, de crainte que, de peur que…..
Explication, renforcement De plus, en complément, c’est-à-dire, en effet, en d’autres termes….. Pour conclure au total, tout compte fait, tout bien considéré, en somme, en conclusion, finalement, somme toute, en peu de mots, à tout prendre, en définitive, après tout, en dernière analyse, en dernier lieu, à la fin, au terme de l’analyse, au fond, pour conclure, en bref, en guise de conclusion…..Restriction, opposition mais, cependant, en revanche, or, toutefois, pourtant, au contraire, néanmoins, malgré, en dépit de, sauf, hormis, excepté, tandis que, pendant que, alors que, tant + adverbe + adjectif + que, tout que, loin que, bien que, quoique, sans que, si … que, quel que + verbe être + non …..
Avis personnel Selon moi, en ce qui me concerne, personnellement, pour ma part, d’après moi, de mon point de vue, vraisemblablementAccordAssurément, sans aucun doute, bien sûr

Pour ceux qui souhaiteraient encore davantage enrichir leur vocabulaire, vous pouvez vous rendre sur les liens suivants :

  • http://www.appuifle.net/gconnect.pdf
  • http://www.bibliotheques.uqam.ca/infosphere/fichiers_communs/module7/connecteurs.html
  • http://www.etudes-litteraires.com/liens-logiques.php

Les transitions

Si les connecteurs logiques vous permettent de mettre en évidence la logique au sein des parties, les transitions permettent au lecteur de comprendre votre progression de partie en partie.

Le principe d’une transition est de résumer la partie qui vient de se terminer, de mettre en avant les réponses qu’elle a apportées avant de mettre le doigt sur les questions encore en suspens qui vont être traitées dans la partie suivante.

Il faut au minimum rédiger une transition entre deux grandes parties mais celles-ci sont également les bienvenues et peuvent être efficaces entre deux sous-parties. Évidemment, vous ne rédigez pas une transition entre la dernière partie et la conclusion.

Vous êtes désormais capables d’utiliser les outils adéquats pour vous exprimer de manière logique et pour faire comprendre votre logique au lecteur, il vous faut désormais vous exprimer dans un style clair pour que le correcteur comprenne votre discours. [Notez au passage l’exemple de transition]

Soigner son style

Chacun a sa propre manière de rédiger. L’objectif des conseils qui vont suivre n’est pas de conduire les étudiants à adopter un style unique qui serait dès lors aseptisé. Au contraire, ils ont pour objectif de vous aider à clarifier au maximum votre style pour exploiter au mieux vos qualités personnelles. Les conseils donnés sont de deux types : ceux relatifs à la construction des phrases et donc à la syntaxe, et ceux relatifs au vocabulaire utilisé, c’est-à-dire au lexique. [Notez l’annonce du plan de la partie]

La syntaxe

  • Privilégier des phrases courtes : l’utilisation de phrases longues risque de conduire à des contre-sens. Méfiez-vous de ne pas écrire au fil de votre pensée, vous risquez de vous retrouver avec des phrases très longues qui ne veulent rien dire. A partir du moment où vos phrases font plus de 15 mots, choisissez plutôt une syntaxe classique sujet / verbe / complément pour en favoriser la compréhension.
  • Dynamiser votre texte en utilisant des verbes d’action : le texte est plus entraînant lorsque le sujet fait directement l’action. Il est donc déconseillé d’utiliser la voix passive ainsi que les tournures telles que « il est possible de dire », « nous pourrions avoir envie de dire » qui donnent l’impression de tourner autour du pot…
  • Éviter les formules pompeuses : ne pas hésiter par exemple à remplacer « vous n’êtes pas sans savoir » par « vous savez » et « mon analyse de la situation est » par « Je pense ».
  • Favoriser les tournures positives : la phrase française est centrée autour du verbe, l’utilisation de tournures négatives nuit à la compréhension. Bannissez les doubles négations !
  • Respectez les modes et les temps : utilisez à bon escient le conditionnel, le subjonctif…
  • Attention aux fautes classiques de syntaxe : « malgré que » n’existe pas, on ne dit pas « pallier à quelque chose » mais « pallier quelque chose »… Les fautes courantes de français feront l’objet d’une série d’articles prochaine…

Le lexique

  • Éviter le jargon ou encore les anglicismes : même si les mots en –isme et –tion sont à la mode et donnent parfois le sentiment d’être très savants, leur multiplication n’est pas forcément gage de meilleures pérégrinations !
  • Utiliser des mots clairs et précis : soyez extrêmement vigilants quant aux sens des mots que vous utilisez, n’hésitez pas à définir les termes techniques. A l’inverse, utilisez au minimum des termes tels que « de nombreux », « beaucoup », « plusieurs », « divers », « quelques » qui donnent un sentiment d’imprécision. Mieux vaut dans ce cas donner des exemples ou des chiffres :
    • il y a eu beaucoup de morts ? COMBIEN ?
    • pour répondre à la crise, le gouvernement a pris diverses mesures ? LESQUELLES ?
  • Définir ses sigles : lorsque vous utilisez des sigles, même si ceux-ci sont très connus, vous devez d’abord les écrire une première fois en toute lettre suivis de l’abréviation entre parenthèses avant de pouvoir utiliser par la suite cette abréviation :
    • Union Européenne (UE)
    • États-Unis (EU)
    • Organisation des Nations Unies (ONU)
  • Éviter les répétitions : au fur et à mesure de vos devoirs d’entraînement, identifiez vos répétitions qui reviennent fréquemment et recherchez des synonymes. Vous pouvez pour cela utiliser le site suivant : http://www.synonymes.com/.

La lecture de l’article de cette semaine vous a donné des pistes pour progresser dans la qualité de vos écrits au niveau de la logique et du style. Cependant, la seule connaissance de ces conseils ne suffira bien évidemment pas, vous allez devoir vous les approprier, identifier ceux qui vous correspondent le mieux et vous entraîner ! Alors à vos stylos !
De mon côté, je vous retrouve la semaine prochaine pour répondre à la dernière question concernant la dissertation : comment présenter clairement son travail ?

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